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- Écrit par : Patrick Touchais
- Catégorie : Editorial Vignovin
Editorial Vignovin - Novembre 2018
C’est sans conteste l’innovation la plus importante des dernières années en viticulture. Après des décennies de recherche, quatre nouvelles variétés ont été agréées : deux blancs : floreal (photo) et voltis ; et deux rouges : artaban et vidoc. Leur particularité : être résistantes à l’oïdium et au mildiou. Elles sont désormais inscrites au catalogue et classées définitivement par FranceAgriMer, ce qui, en clair, signifie que les plants peuvent être commercialisés, qu’on peut les vinifier et vendre le vin qui en est issu. Et ce n’est qu’un début. Les recherches se poursuivent au sein de l’IFV, qui a pris la suite des travaux initiés par l’Inra. D’ici 5 à 10 ans, une vingtaine de variétés résistantes devrait être disponible sur le marché pour les opérateurs désireux de diversifier leur gamme.

Pour l’heure, les produits issus de ces raisins ne peuvent être revendiqués qu’en Vin de France. Mais les choses évoluent plutôt vite en ce moment. Tant du côté des IGP que des AOC. Lors de son congrès annuel en juin dernier, la Confédération nationale des IGP a encouragé les différents ODG qui la composent à intégrer ces nouveaux cépages dans les cahiers des charges. Le travail est en cours sur le terrain pour appréhender région par région, ceux qui seront le mieux adaptés.
Du côté des appellations d’origine contrôlée, l’Inao a très récemment – le 15 novembre très précisément lors de son dernier Comité national – décidé de lancer la procédure permettant d’ouvrir les cahiers des charges à ces nouveaux cépages. “L’Inao est prêt à étudier les demandes des ODG”, indique Philippe Brisebarre qui a présidé la commission ad-hoc.
“Tout d’abord, on veut que l’ODG soit responsable et qu’il se pose les bonnes questions. Quelle est la demande : réduction des phytos, adaptation climatique, teneur en alcool… ?” précise le vice-président de l’Institut, vigneron à Vouvray dans le Val de Loire.
C’est par une convention tripartite de 10 ans sera signée entre l’Inao, l’ODG et les opérateurs qui planteront que se matérialisera la procédure, une fois le choix arrêté par une AOC d’introduire de nouveaux cépages. Cette variété ne devra pas excéder 5 % de la surface de l’exploitation et 10 % d’un assemblage d’une cuvée. Et il ne pourra pas apparaître sur l’étiquetage.
“A terme, soit ces nouveautés deviennent des cépages accessoires, complémentaires, voire principaux, soit ils sortent du cahier des charges, parce qu’au final, on s’est rendu compte qu’ils n’en valent pas la peine”, détaille Philippe Brisebarre, qui admet qu’il y a “une part de risque”.
De son côté l’IFV poursuit ses travaux en menant des essais d’assemblage entre les cépages historiques des AOC (le cabernet franc à Bordeaux ou le sauvignon dans la Loire) et les nouveaux venus. Des résultats qui seront certainement très attendus par les appellations pour faire les bons choix. “Attention, même si les AOC sont vivantes, il s’agit de ne pas les dénaturer”, conclut Philippe Brisebarre.
Patrick Touchais
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