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- Détails
- Écrit par : Emmanuel Brugvin
- Catégorie : Editorial Vignovin
Editorial Vignovin - Mars 2018
L’arrêt du glyphosate d’ici trois ans en France, cinq ans dans l’Union européenne, impose de repenser les méthodes culturales. Ce produit miracle sur le plan économique et technique n’a, pour l’heure, pas de remplaçant. D’autres alternatives existent, beaucoup plus onéreuses.
Au-delà des divergences politiques et des avis scientifiques contraires sur la dangerosité du glyphosate, la loi a tranché : l’agriculture doit se dispenser de ce produit chimique au moyen terme. Dura lex, sed lex, les professionnels, même dubitatifs sur son remplacement, doivent s’interroger sur les solutions alternatives. Or, sur le plan technique, il n’existe aucune solution capable de se substituer aussi efficacement à ce produit qui, en un passage, élimine de manière sélective les adventices que d’autres appellent mauvaises herbes. Plusieurs autres solutions existent pour remplacer les 9 000 tonnes de glyphosate consommées annuellement dans l’Hexagone utilisées dans les champs ou les voies ferrées. Elles s’avèrent plus onéreuses. L’arrêt du produit coûterait entre 250 et 300 millions d’euros aux viticulteurs.
Comme formules alternatives, les vignerons disposent de procédés mécaniques, thermiques et chimiques. Pour le chimique, d’autres solutions existent mais ne détruisent pas tout le spectre d’adventices comme l’assure le glyphosate. Plusieurs passages avec des herbicides différents s’avèrent nécessaires tout en sachant que certains d’entre eux restent interdits en automne. Qui dit plusieurs traitements, dit plus de produit, mais aussi une sollicitation plus importante du matériel agricole. L’IFV l’estime le surcoût à 200 € l’hectare.

Solution mécanique
Plusieurs chambres d’Agriculture se sont penchées sur le désherbage mécanique, notamment avec des décavaillonneuses et les outils qui permettent d’intervenir entre les ceps (lames, brosses, disques, eau sous pression…). Les spécialistes soulignent qu’un travail efficace demande l’utilisation de plusieurs outils complémentaires pour passer entre les ceps. Certes, le bio adopte ces techniques ou utilise plus de main d’œuvre, mais ces exploitations ne fonctionnement pas sur le même modèle économique. Pis, ces outils montrent leurs limites dans les parcelles à forte pente, arrachant les ceps. Selon l’IFV, cinq passages s’imposent contre deux pour le chimique. D’où un accroissement de la production de gaz à effet de serre.
Chère chaleur
Autre solution encore plus néfaste pour le bilan carbone : le désherbage thermique. Cette option qui génère 600 kg de CO2 à l’hectare, contre 50 kg pour la solution chimique, ne détruit pas les racines. Les plantes brûlées repoussent. Cinq à huit passages par an s’imposent ! Certains fabricants proposeront à court terme des solutions utilisant de la vapeur à haute pression ou de la mousse chaude à base d’eau déposée sous le cavaillon. D’autres travaillent sur l’infra-rouge. Toutes ces solutions nécessitent une grosse quantité d’énergie.
Solutions naturelles
Certains spécialistes prônent depuis des décennies un enherbement des parcelles. Cette option donne des résultats limités. L’herbe, en concurrence avec la vigne, réduit ses rendements et des interventions restent nécessaires pour réguler les adventices les plus invasives.
Le paillage, bien connu des horticulteurs, quelque soient les matériaux utilisés, impose des coûts importants de mise en œuvre et apporte un effet limité. Vivaces, liserons et chiendent réapparaissent. Des travaux portent aujourd’hui sur une solution plus efficace de paillage à base de polypropylène recyclé.
D’autres solutions de désherbage naturel à base de plantes encore à l’étude s’annoncent prometteuses. Le biocontrôle, notamment la Beloukha, nécessite encore de nombreuses mises au point notamment dans son application qui s’avèrera assez technique. Chaque passage devrait coûter 250 € à l’hectare. D’autres programmes de recherche et développement se concentrent sur l’électrocution des adventices pour faire exploser leurs cellules. D’autres, moins avancés, se concentrent sur des traitements laser.
Coûts d’exploitation
Alors que le chimique ne demande que deux interventions par an, la solution thermique en réclame quatre, la mécanique de trois à cinq. Quand le tracteur circule à 5 km/h pour la première, sa vitesse tombe à 2,5 km/h, voire 3 km/h avec les autres solutions. Le temps de travail se voit multiplié par quatre ! Quand le coût pour 10 hectares atteint entre 133 € à 203 € avec le glyphosate, la solution mécanique s’élève entre 229 € à 309 € et les procédés thermiques 449 €. Et pour un parcellaire de 4 000 pieds. Si la plantation de ceps est deux fois dense, les prix peuvent plus que doubler selon l’IFV.
Sur le plan économique et production de gaz à effet de serre, hors méthodes culturales bio, aucune solution satisfaisante ne remplace pour l’heure le glyphosate. Le gouvernement s’est engagé à mettre tout œuvre en trois ans pour trouver des alternatives. Rendez-vous d’ici là.
Emmanuel Brugvin
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