Conseils Fertilisation
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- Écrit par : Frayssinet
Bilan climatique et état du vignoble en Languedoc‑Roussillon
Pluviométrie contrastée : Depuis le début du millésime, l'Hérault a enregistré des cumuls de pluie bien supérieurs à la moyenne des années précédentes. En revanche, dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales, les niveaux de pluie restent proches, voire inférieurs, à ceux de 2024.
Dynamique végétative : Les apports hydriques récents ont stimulé la croissance végétative et permis de recharger les réserves du sol. Cependant, on observe déjà des carences en potassium, visibles à travers le jaunissement des marges foliaires et une structure irrégulière des grappes.
Stress thermique précoce : Les premiers pics de chaleur survenus début juin ont accru la demande en potassium. Cet élément est crucial pour la régulation stomatique et l'équilibre hydrique de la vigne.
Enjeux du potassium pour la vigne et le vin
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Fonction du K |
Incidence agronomique |
Incidence œnologique |
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Régulation de l’ouverture/fermeture des stomates |
Meilleure tolérance au stress hydrique et au gel |
Vendanges plus régulières, baisse des blocages de maturité |
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Mobilité osmotique |
Accroissement du volume de récolte, montée des sucres |
Excès : moûts riches en sucre mais pH élevé, instabilité tartrique |
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Synergie/antagonisme avec Ca et Mg |
Excès de Ca ou Mg au printemps (sols frais) ↗ risque de carence K |
Carence K : baies moins colorées (Grenache), ↑ sensibilité Botrytis |
À retenir : 30 % du potassium (K) est logé dans la pellicule ; pressurage ou macération inadaptés modifient donc directement l’acidité et la stabilité future des vins.

Diagnostic parcellaire : cépages et porte‑greffes sensibles
Certains cépages comme le Carignan, le Mourvèdre, le Merlot, le Cinsault ou le Sémillon, associés à des porte-greffes à faible assimilation potassique (RU 140, 161-49, 420A, 3309C), présentent une sensibilité accrue aux carences en potassium, particulièrement lors de printemps frais et humides où l’absorption passive du calcium et du magnésium peut masquer la disponibilité réelle en K dans le sol ; une surveillance foliaire rigoureuse s’impose donc, y compris sur des terroirs habituellement bien pourvus.
Recommandations nutritionnelles et anti‑stress
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Produit |
Formulation |
Points forts |
Moment d’application |
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150 g/L N ‑ 40 g/L P₂O₅ ‑ 60 g/L K₂O + oligo‑éléments + antioxydants naturels |
Coup de fouet azoté + anti‑stress oxydatif |
Début de croissance active |
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40 g/L N ‑ 30 g/L P₂O₅ ‑ 60 g/L K₂O + 123 g/L OSYR® polyphénols |
Formulation organique, améliore la vie microbienne |
Avant floraison, sur vigne fatiguée |
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100 g/L K₂O soluble + 24 g/L N (org.) |
Apport foliaire ciblé K, action rapide |
Nouaison / fermeture de grappe |
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38 g/L N ‑ 76 g/L K₂O + 123 g/L OSYR® |
Soutien de maturité, limite la chute d’acidité |
Véraison à pré‑récolte |
Pourquoi un apport foliaire ?
Un apport foliaire s’avère pertinent lorsque l’assimilation racinaire du potassium est freinée par des antagonismes avec le calcium ou le magnésium, une sécheresse superficielle après un printemps pluvieux, ou encore une saturation du complexe argilo-humique ; la pulvérisation permet alors de contourner ces blocages et de sécuriser la nutrition en phase sensible, notamment entre nouaison et véraison.
Impacts œnologiques : trouver l’équilibre
Un excès de potassium peut précipiter l’acide tartrique, relever le pH et ainsi altérer la tension et la stabilité microbiologique des vins, tandis qu’une vigueur excessive combinée à une forte teneur en K favorise des moûts plus sucrés, au risque de produire des vins puissants mais déséquilibrés ; à l’inverse, une carence en K peut bloquer la maturité phénolique, notamment sur cépages rouges, avec des couleurs moins soutenues : l’objectif est donc de maintenir un pH de moût entre 3,2 et 3,5 et un ratio potassium/acide tartrique équilibré pour préserver la fraîcheur, la structure et le potentiel de garde des vins.
Plan d’action
Le plan d’action repose sur quatre étapes clés. D’abord, observer attentivement la vigne dès le mois de juin en relevant les symptômes foliaires et en analysant les pétioles et les sols. Ensuite, corriger rapidement les carences en réalisant un apport foliaire de 8 à 10 kg/ha avec ANTYS K ou NUTRIBIO K, en deux passages espacés de dix jours. Il convient ensuite d’équilibrer la fertilisation de fond en potassium en fonction des exportations réelles, tout en tenant compte des éventuels antagonismes avec le calcium et le magnésium. Enfin, il est essentiel de suivre la maturité par dégustation des baies et contrôle du pH et de l’acidité, afin de piloter au mieux la date de récolte, le pressurage et, si besoin, l’acidification.
Le millésime 2025 démarre sous le signe d’une vigne vigoureuse mais exposée à des carences potassiques latentes, dans un contexte climatique plus chaud. Un pilotage nutritionnel précis, centré sur le potassium et ses interactions, constitue la clé pour garantir un équilibre hydrique de la plante et la fraîcheur organoleptique des futurs vins du Languedoc‑Roussillon.
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Au début de l'Automne, les observations réalisées ont montré des arrêts précoces de végétation et une chute prématurée du feuillage sur les parcelles les plus exposées. Les températures anormalement douces conjuguées à l’arrivée de pluies qui ont marqué ce début d’automne ont favorisé le développement de nouvelles feuilles sur rameaux de vigne et de fleurs sur certains fruitiers, ce qui est préjudiciable pour les mises en réserve.
La situation du millésime 2022
La saison estivale a été marquée par des températures très hautes (conditions caniculaires) accompagnées d’un fort déficit hydrique. Cela a eu pour conséquences une accélération des stades phénologiques et une croissance végétative rapide. La récolte s’est avérée précoce avec des productions variables en fonction des secteurs et de la disponibilité en eau. Ces conditions ont favorisé l’apparition de carences notamment en potasse.
Synthèse des résultats obtenus à partir de 160 prélèvements sur parcelles. :
Éléments majeurs
- Azote : niveau moyen sur l’ensemble des parcelles.
- Phosphore, potasse, magnésium et calcium : niveaux moyens à faibles.
Oligo-éléments
- Fer et manganèse : niveaux faibles. Des apports post-vendange sont conseillés sur les parcelles présentant chaque année des chloroses et carences récurrentes.
- Zinc, bore et cuivre : niveaux moyens.
Automne 2022
Ce constat rarement observé dénote du déséquilibre du cycle végétatif des cultures affectées par des conditions de stress climatiques. Cet arrêt prématuré du cycle des cultures et leurs reprises trop tardives affectent les mises en réserve, accentuées par ses dépenses d’énergie aussi faibles soient-elles. Ces observations inquiétantes doivent nous alerter sur le risque de tels préjudices sur la pérennité des plantes et nous inciter à mieux gérer la nutrition et favoriser leur résistance en situation de stress environnemental.
Les analyses de sarments seront un outil nécessaire qui permettra de quantifier l’ampleur de tels désordres nutritionnels et physiologiques afin d’apporter une solution ciblée. Ainsi, l’action de biostimulants nutritionnels pour application au sol et foliaire (ACTIMUS, NUTRIBIO,..) s’inscrit parfaitement dans cette stratégie de relance de l’activité nutritionnelle et d’amélioration de la résistance des cultures pour la prochaine campagne.
Programme de relance des mises en réserve post-récolte Frayssinet
Cultures biologiques et conventionnelles :
Apports au sol : ACTIMUS, ORGA 3
Relance nutritionnelle NPK : NUTRIBIO 436, NUTRIBIO N
Relance nutritionnelle Oligo-éléments : NUTRIBIO Oligos
Correction des carences en Fer et Mn : SYMFOLIA, NUTRIBIO Fe, NUTRIBIO Sol Fe
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L'utilisation du Potassium permet d'augmenter le volume de récolte et le taux de sucre mais il agit également sur le contrôle d’ouverture et de fermeture des stomates de la vigne ce qui permet d’améliorer la résistance des cultures face à un stress hydrique. Attention toutefois à ne pas en abuser sous peine d'instabilité des vins, d'augmentation du pH des mouts, ou bien de risques de déséquilibre de maturité.
Impact Œnologique du potassium dans les vins
La teneur en potassium présente dans les baies et dans les moûts du raisin impact directement la qualité des vins. En effet, le potassium influence la teneur en sucre des moûts et le niveau d’acidité. L'acidité joue un rôle clé dans la composition physico-chimique des vins et donc dans la perception d’équilibre d’un point de vue organoleptique : la perception des tannins et de sucrosité, la tension des vins…
Plusieurs paramètres sont impactés par l'acidité : la conservation des vins, les troubles, la couleur et sa stabilité, les méthodes de macérations (cas des cépages rouges), la maîtrise des fermentations, les microorganismes…
Différents acides sont présents naturellement dans le vin : l’acide citrique, malique et tartrique proviennent directement des baies. Les autres acides seront produits lors des fermentations (alcooliques et malolactiques). Ils ont un pouvoir acidifiant variable. L’équilibre acido-basique du moût est par conséquent constitué par l’acide malique, par l’acide tartrique et le potassium. L’acide malique, lui, est un acide faible qui ne précipite pas mais qui est instable (et diminue en cas de fermentation malolactique) : l’acide malique est transformé par les levures et les bactéries en acides acétiques, succiniques…
Les teneurs en potassium et en acide tartrique déterminent le pH du moût.
Lorsque la teneur en potassium est élevée, les combinaisons potassium-acide tartrique augmentent, entraînant alors des précipitations tartriques, d’où une baisse de l’acidité.
La teneur en potassium des moûts a ainsi une incidence sur :
- l’acidité des vins : une baisse de l’acidité des vins car trop de potassium entraîne une diminution de l’acide tartrique (précipitation tartrique) dans les vins.
- mais aussi sur le taux d’alcool : trop de potassium est souvent à l’origine de vin trop alcoolisé.
30 % du potassium se trouve dans la pellicule des baies, le pressurage a donc une incidence directe sur la teneur des moûts en potassium.
Tout est dans l’équilibre, un objectif qualitatif comme une acidité relativement basse, est primordial pour produire de grands vins. Une acidité trop élevée peut masquer le manque de structure et apporter de la fraîcheur aux vins rosés et blancs, mais il peut aussi donner un côté « séchant » en fin de bouche.
Afin de corriger les déficiences potassiques de la vigne, Frayssinet vous propose l'OSIVOX K ou le NUTRIBIO K
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En juillet, les vignes sont en pleine croissance et ont atteint le stade de post floraison. Les analyses de pétioles présentent de fortes hétérogénéités, avec des niveaux d'azote (N) et d’oligo-éléments (Fe, Mn…) assez bas hormis sur les parcelles ayant bénéficiées de programmes de nutrition adaptés.
À ces stades de grossissement des baies, les besoins de la vigne sont les plus importants, afin d'assurer la croissance indispensable aux futures mises en réserve ainsi que pour la réalisation des objectifs de récolte.
RÉUSSIR LA 2ÈME PARTIE DE CYCLE
Les observations des vignes montrent toujours des déficiences de la photosynthèse (besoins en Azote et en Fer) nécessitant le maintien des apports de correction (OSIVOX Fe et OSIVOX N, OSIVOX 4.3.6).
Sur cette 2ème partie de cycle, les besoins en éléments tels que Potassium (K) et Calcium (Ca) seront croissants, nécessitant, notamment pour les cépages sensibles, des corrections soutenues (OSIVOX Ca, OSIVOX K). Il est à rappeler le rôle primordial du K sur la qualité de récolte et la résistance aux stress hydriques et celui du calcium sur la résistance des épidermes (Botrytis, éclatement, fissuration…).
Enfin, sur certains cépages exigeants en Magnésium (Mg) (Chardonnay, Grenache, Mourvèdre, Pinot, Cabernet Sauvignon, Colombard, Chenin…), des apports en Mg (OSIVOX Mg) favoriseront l’équilibre des grappes et leur résistance aux stress (Oïdium, dessèchement de la grappe…).
PRÉCURSEURS AROMATIQUES
Afin d'augmenter sur les précurseurs aromatiques et/ ou le taux d’azote assimilables dans les moûts, il est conseillé de faire 2 à 3 apports d’OSIVOX N (du stade grossissement/fermeture de grappes au stade début véraison).
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Qu’est-ce qu’un biostimulant ?
On appelle biostimulants, les substances naturelles améliorant le métabolisme physiologique des cultures. Les biostimulants peuvent être d’origine végétales et minérales, mais également des microorganismes ou des biomolécules.
Les biostimulants peuvent être appliqués par aspersion sur la plante ou par épandage au sol.
Fonctions des Biostimulants
Les biostimulants sont caractérisés par leurs mécanismes d’actions. Ils peuvent contribuer ainsi à l’amélioration de l’efficience des éléments nutritionnels (N, P, K, Mg, Ca..) présents dans le sol ou apportés par les engrais. Ils permettent également de renforcer la résistance aux stress abiotiques de la vigne (stress hydriques, sécheresse, salinité, basses températures…). Enfin ils ont une action positive sur la qualité des cultures et des récoltes.

La biostimulation nutritionnelle par Frayssinet
Frayssinet a développé une gamme de produits de stimulation et de nutrition de la vigne à base d’OSYR capable d’agir en synergie pour accroître la résistance aux stress abiotiques, n tant qu’additif agronomique en mélange avec ses engrais (NF U 44 204).
Les produits à base d’OSYR ont la faculté de protéger les auxines naturelles et ainsi permettre un développement équilibré des cultures ainsi que leur résistance aux stress environnementaux.






