Le règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages, le PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), est entré dans une nouvelle phase le 12 août 2026. Son ambition est claire : réduire les déchets d’emballages, favoriser leur recyclabilité et leur réemploi et accélérer le passage à une économie circulaire.
Pour les acteurs des vins et spiritueux, cette réglementation invite à repenser progressivement la conception des habillages. À partir de 2030, les emballages devront notamment répondre à des critères de recyclabilité harmonisés à l’échelle européenne. Inessens propose ce mois-ci un webinaire dédié le 24 septembre.
Une étiquette complexe est-elle nécessairement moins recyclable ?
Dans le secteur des vins et spiritueux, l'étiquette joue un rôle essentiel dans l'identité et la différenciation du produit. Papier texturé, dorure, vernis, embossage, sérigraphie ou encore effets tactiles participent pleinement à l'expérience de marque. L'enjeu n'est donc pas de renoncer à la créativité ou au caractère premium d'un habillage, mais de mieux intégrer sa fin de vie dès sa conception et de s’interroger sur leur nature, leur quantité, leur combinaison et leur utilité.
Une finition utilisée de manière ciblée peut créer une forte valeur perçue tout en limitant la quantité de matière employée.
Penser bouteille + adhésif + étiquette
Une étiquette ne doit plus être considérée isolément. Le support, l’adhésif et les finitions doivent être étudiés en fonction du contenant et de sa filière de recyclage. Une solution présentée comme plus vertueuse n’est réellement pertinente que si elle est compatible avec l’ensemble de l’emballage et sa fin de vie. Cette approche globale permet aussi d’éviter certaines fausses bonnes idées et de rechercher le meilleur compromis entre esthétique, contraintes techniques, usage et recyclabilité.
Peut-on rester premium ?
Le PPWR ne signifie pas la fin des beaux papiers ou des finitions premium. Il incite en revanche à questionner chaque choix : peut-on réduire une surface de dorure ? Exploiter davantage la texture naturelle d’un papier ? Privilégier une finition forte plutôt que multiplier les effets ? Choisir un support intégrant de la matière recyclée tout en conservant l’aspect recherché ? L’écoconception devient ainsi un nouvel exercice de création : faire mieux avec la juste quantité de matière et de transformation, sans perdre la désirabilité du produit.
Toutes les modalités techniques du PPWR ne sont pas encore définitivement établies, mais attendre 2030 pour agir serait tardif. Avec ses maisons d’impression et son École des Métiers, Inessens accompagne les producteurs de vins et spiritueux dans cette transition : analyser les solutions existantes, questionner le choix des matériaux et des finitions, tester des alternatives et identifier les pistes d'amélioration compatibles avec leur positionnement. L’enjeu est clair : préserver la valeur et l’identité des habillages tout en intégrant, dès leur conception, leur impact et leur fin de vie.

Le PPWR change les règles du jeu : êtes-vous prêt ?
Inessens organise un webinaire le 24 septembre avec des experts qui vous présenteront les fondamentaux de l'éco-conception des étiquettes, les principales exigences européennes en matière de recyclabilité des emballages et les critères à prendre en compte pour faire les bons choix techniques dès la conception.
Une formation concrète pour anticiper les évolutions réglementaires et concevoir des habillages à la fois performants, conformes et plus respectueux de l'environnement.
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