Une étude menée par FranceAgrimer était venue faire le point sur les achats de vin hors domicile excluant la restauration collective.

Ainsi, en 2019 et jusqu’en février 2020, les indices étaient au vert. Plus d’un tiers des consommations froides étaient des boissons alcoolisées, mais représentaient la moitié des dépenses. 40% des Français avaient consommé du vin au moins une fois hors domicile (en premier, le vin rouge) pour une dépense moyenne de 60€/an/acheteur. Dans les cafés, restaurants et pubs, le vin était la première boisson alcoolisée, au coude à coude avec la bière. Le facteur générationnel restait essentiel avec une cible sénior (+ de 65 ans) acquise au vin tranquille tandis que les moins de 35 ans avaient jeté leur dévolu sur la bière.

Bien entendu, les mesures de confinement décidées d’abord en mars puis en octobre derniers ont totalement bouleversé cette croissance et les promesses de développement, avec la fermeture de la majorité des circuits de restauration hors domicile. Ainsi, l’ensemble de la consommation hors domicile a chuté, passant de 27% en moyenne en 2019 à 5% pendant le premier confinement. Dans leur déclaration, les ménages ont même indiqué ressentir moins de manque face à la fermeture des CHR.

Les mois de déconfinement, qui ont correspondu à la période estivale, avaient permis de constater que les consommateurs étaient prompts à fréquenter de nouveau les terrasses des bars et restaurants, ce qui était encourageant pour la suite ! Mais si les chiffres disponibles démontraient que le retour de la consommation hors domicile était bien visible (27% en moyenne normale à 24% en période post confinement), tous les circuits avaient malgré tout perdu en moyenne 20% de leur attractivité. Le deuxième confinement a replongé les professionnels du secteur dans un certain désarroi.

Explosion des commandes en ligne, usage du drive et du click and collect, disparition des repas pris en entreprise, vente à emporter, développement du BIB en GD, les Français ont d’ores et déjà modifié leurs habitudes de consommation de vin suite aux deux confinements de 2020. A n’en pas douter, la consommation hors domicile, lorsqu’elle pourra reprendre voire revenir à la normale, se présentera certainement sous un autre jour à ses consommateurs.

N. Costa

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