Éditorial - Décembre 2019

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que (malheureusement) les années se suivent et se ressemblent ! Souvenez-vous : mi-novembre 2018, Donald Trump publie un tweet sur la difficulté des vins américains à être vendus en France à cause des taxes trop importantes, concluant par « Il faut que ça change ». Ce sera le début d’une longue série. Les menaces de taxation des vins français (et pas que) s’étant multipliées depuis. Les choses se sont même accélérées au deuxième semestre 2019, autour de deux dossiers qui n’ont rien à voir ensemble, ni d’ailleurs avec la filière vin.

- le premier, c’est la taxe dite « GAFA », annoncée par le Gouvernement français au printemps dernier, elle a été adoptée par le Parlement le 11 juillet. Cette contribution de 3% sur le CA, s’applique aux entreprises du numérique exerçant en France. En réaction, les Etats-Unis annoncent vouloir imposer une taxe sur les vins mousseux (dont le champagne, les crémants, etc…) de 25%.

Toutefois, début décembre, il semble que les deux présidents français et américain se soient accordés dans une posture commune pour « régler cette situation », notamment dans le cadre de l’OCDE.

- le second dossier concerne le litige Boeing/Airbus, vieux de plus de 15 ans, autour des aides publiques dont Airbus a bénéficié de la part de l’Union européenne. Fin septembre, l’OMC a reconnu que ces aides étaient illégales et a donné la possibilité aux Etats-Unis de taxer des produits européens à la hauteur du dommage subi, soit 7,5 milliards $.

Parmi les produits européens, ce sont les vins tranquilles français qui trinquent, frappés d’une taxation complémentaire de 25% depuis la mi-octobre.

Pour mémoire, le marché américain constitue le premier débouché export en valeur pour les vins français avec 1,6 Md€ en 2018 (18,3 M de caisses). Cela donne donc la mesure des tensions en cours !

A l’heure actuelle, la sortie de crise dans les deux situations semble plutôt floue, voire incertaine. En attendant un atterrissage possible, toutes ces agitations mettent à mal la sérénité nécessaire aux échanges commerciaux. Et ce ne sont ni les épisodes pitoyables du Brexit outre-Manche ni les mouvements sociaux sur notre territoire qui pourraient donner de la visibilité à court ou moyen terme aux entreprises de la filière.

N. Costa

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