Alors que le coronavirus fait dévisser les bourses du monde et que tous les pays adoptent des mesures d’une envergure inédite, le manque à gagner lié à cette épidémie a été établi entre 1000 et 2000 milliards $ par une agence des Nations Unies il y a environ 1 semaine !

La filière Vins n’avait pas « besoin de ça »… Revenons sur une année 2019 déjà très mouvementée. Sanctions américaines, incertitudes liées au Brexit, mouvements de contestation à Hong-Kong mais aussi en France impact de la loi EGALIM ou grèves dans les transports… la filière viticole était déjà bousculée.

Présentés par la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS), les chiffres des vins et spiritueux à l’export pour 2019 affichent de très bons résultats avec des ventes en hausse de 5,9% (à 14 milliards €). Mais, Antoine Leccia, le président, tempérait ce résultat positif mais « en trompe-l’œil » : « Les tensions commerciales et géopolitiques internationales ont pesé fortement sur les exportations des entreprises françaises de vins et spiritueux et annoncent une année 2020 difficile », d’autant que les 3 premiers marchés (Etats-Unis, Royaume-Uni et Chine) pèsent plus de 50% du chiffre d’affaires global.

Ainsi, aux Etats‐Unis, les exportations ont progressé de 16% atteignant 3,7 milliards d’euros, pour des volumes en hausse de 5,5%. La mise en œuvre mi-octobre des taxes américaines de 25% (liées au conflit Airbus) a frappé de plein fouet les vins tranquilles qui ont reculé de 17,5% sur le dernier trimestre (soit -40 M€ de CA).

Plus près de nous, les incertitudes sur les conditions de sortie du Royaume‐Uni de l’Union européenne ont créé le « fameux effet Brexit », à savoir des phénomènes d’anticipation, générant une hausse de 4,4% des exportations de vins et spiritueux français, à 1,4 milliard €. Les expéditions vers l’ensemble de l’UE s’élèvent à 4,7 milliards € (+3,8%). Sur Chine-Hong‐Kong-Singapour, le chiffre d’affaires a diminué de 3,1% à cause de la concurrence des vins australiens et chiliens exonérés de droits de douanes. Ainsi, les vins français y reculent de 16% en volume et de 8% en valeur.

Au global, le chiffre d’affaires des spiritueux français croît de 8,8% à 4,7 milliards €, avec des volumes stables à 53 millions de caisses. Celui des vins atteint 9,3 milliards € (+4,4%), pour 139 millions de caisses (+0,7%).

Nathalie Costa

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