Le 7ème Congrès international sur les maladies du bois de la vigne s’est tenu entre le 17 et le 21 janvier 2010 à Santa Cruz au cœur de la vallée viticole de Colchagua au Chili. Il a réunit les scientifiques de plus d’une dizaine de pays, pour faire le bilan des avancées de la connaissance scientifique depuis 2 ans sur ces maladies qui deviennent, d’année en année, plus problématiques.


Les travaux présentés lors de ce congrès ont abordés des sujets axés autour de quatre thèmes :

- la caractérisation et l’identification des pathogènes,

- les moyens de détection des champignons,

- les interactions hôte/pathogènes

- les moyens de contrôle de la maladie (chimique, biologique et/ou les méthodes culturales)


Il existe aujourd’hui plus de 25 champignons pathogènes clairement identifiés comme étant associés aux différents complexes fongiques indiqués comme responsables des différentes maladies du bois (Eutypiose, ESCA, BDA, Maladie de Petri, Pied noir…). Plus les recherches progressent et plus la liste de champignons associés grandis. Il apparait de façon de plus en plus évidente qu’une part de ces champignons peut être considérée comme endophyte. C'est-à-dire que les champignons sont présents dans la plante mais restent dans la plupart des cas dans un état de latence. De nombreuses voies de contaminations sont aussi responsables de l’introduction d’autres pathogènes, principalement les plaies de tailles. Les outils de détection, notamment moléculaire, sont de plus en plus performants et il est aujourd’hui possible de détecter un grand nombre de ces microorganismes dans les bois de la vigne.

Les symptômes foliaires s’expriment de façons très diverses suivant les zones géographiques et les climats concernés. Il est encore difficile de déterminer un lien clair entre les symptômes foliaires, les nécroses vasculaires et la présence des champignons dans les bois (excepté pour Eutypa lata). Si le caractère pathogène a bien été démontré pour un grand nombre de champignons (notamment en réalisant des tests de pathogénicité), personne n’est encore en droit d’affirmer pouvoir reproduire les symptômes foliaires en appliquant des pathogènes sur un plant sain au vignoble. De nombreux facteurs sembleraient être impliqués dans ces différentes formes de dépérissement de la vigne. Les conditions climatiques influençant beaucoup les réactions de la vigne.

Aucun moyen de lutte curatif n’a fait ses preuves au jour d’aujourd’hui. Si les pistes phytosanitaires continuent à être suivies, c’est au niveau des bio-contrôles que les espoirs les plus importants sont à porter. De nombreux pays présentent des résultats encourageants, notamment avec le Trichoderma (T. harzanium et T. atroviridae). La prophylaxie reste encore l’unique méthode pour réduire les risques de maladie.

Si d’une manière générale, la communauté scientifique accumule des connaissances supplémentaires importante pour la compréhension de la maladie. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour comprendre le lien qu’il y a entre les champignons désignés comme responsables et les symptômes observés au vignoble. Car après 7 réunions de la communauté scientifique internationale qui se réunit depuis 1998 tout les deux ans, il est toujours impossible d’apporter une solution efficace face a un problème dont on n’a pas réellement, encore, identifié la source.


Olivier ZEKRI
Mercier Groupe

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